Fantasmes des hommes

La différence la plus pointée entre la sexualité de l’homme et celle de la femme est vraisemblablement la dépendance de l’homme à l’excitation psychologique. Une des manifestations de cette dépendance est l’aptitude pour l’homme à entretenir des fantasmes sexuels. Kinsey découvrit que 90% des hommes (contre 50% de femmes ) entretenaient des fantasmes érotiques en se masturbant. Il découvrit aussi que les fantasmes de l’homme avaient, assez souvent, un lien avec des désirs non satisfaits ou réprimés, tandis que ceux de la femme se rapportaient, en règle générale, à des expériences qu’elles avaient appréciées physiquement, ou mentalement.

À l’époque où Kinsey et ses collaborateurs menaient leurs recherches, les matériaux destinés spécifiquement à stimuler les fantasmes sexuels de l’homme étaient beaucoup moins disponibles qu’aujourd’hui. Néanmoins, ses conclusions furent importantes. Dans son échantillon, 62 % des hommes qui avaient assisté à des représentations de strip-tease avaient été excités sexuellement alors que 14 % seulement des femmes, reconnaissait une telle excitation. 77 % des hommes admettaient avoir été excités par des représentations graphiques d’actes sexuels, pour 32 % seulement de femmes et elles affirmèrent que de telles représentations les choquaient.

Parmi les hommes ayant eu l’occasion d’observer d’autres personnes en activité sexuelle, une majorité admettait que cela les avait excités, quand à la plupart des femmes qui n’avaient pas été positivement choquées à cette vue, elles prétendaient qu’elles étaient restées impassibles et indifférentes. Cependant, plus de femmes que d’hommes (48 % pour 36 %) disaient qu’elles avaient été sexuellement excitées par des scènes de films pornographiques commerciaux.

Dans les années 1940 et au début 1950, le sexe était évidemment plutôt suggéré que représenté. Moins de 50 % de femmes affirmaient avoir été excitées en regardant des organes génitaux masculins, les 50 % restants s’étonnaient qu’une femme puisse être excitée dans ces circonstances, alors que le pourcentage d’homme excité en observant le sexe de la femme atteignait les 90 %.

À part cette illustration de la plus grande dépendance de l’homme aux stimuli psychologiques, les découvertes montrent que l’homme est en général plus porté vers une excitation sexuelle soutenue par l’imagination où par la contemplation d’activité sexuelle dépersonnalisée. C’est clairement l’une des caractéristiques de la sexualité de l’homme que la femme devrait connaître.

On a proposé diverses explications à cette différence. Par exemple : que la pulsion sexuelle de l’homme serait plus forte que celle de la femme, que les femmes auraient des capacités morales innées plus fortes, que ces différences seraient attribuables au rôle joué dans la reproduction ou qu’elles seraient dues à un aspect psychologique. Mais on ne parvient toujours pas, aujourd’hui, à se mettre d’accord sur ce sujet.

Les sexologues reconnaissent tous que les hommes sont plus enclins aux fantasmes sexuels généraux que les femmes, mais ils ne sont pas d’accord sur le pourquoi et nombreux sont ceux qui restent dans l’expectative. Du fait de certains fantasmes érotiques qu’ils entretiennent, beaucoup d’hommes peuvent avoir un sentiment de culpabilité ou penser que leur amour pour leur partenaire est incorrect. Il est important pour la femme qu’elle ne se sente pas rejetée ou trahie si elle découvre que son partenaire a certains penchants. Un célèbre sexologue signalait des cas de femmes ayant demandé le divorce après avoir découvert que leur mari possédait des photos pornographiques!

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